| Aphelion | ~ Shigurui # Review
Cette fameuse série qui se destinait à un avenir prometteur aura finalement trouvé le moyen de s’achever sur une déception colossale… malgré elle.
Triste. C’est vraiment triste de nous faire souffrir de cette manière. Comment peut-on nous offrir 12 épisodes si intenses pour nous laisser tel quel, sans nous donner un semblant de fin ?
Des le départ, sur un air un peu naïf, on enchaîne les épisodes en se disant qu’il s’agit tout bonnement d’une série courte qui va condenser et accumuler les qualités, et par la même occasion nous transporter, nous émerveiller… tout ça tout ça comme dirait l’autre. Et bien ma foi, sur ce point, on ne risque pas d’être déçu. Si le premier épisode laissait présager que du bon, les épisodes suivants seront là pour nous le confirmer encore et encore. Dieu que c’est magnifique tant de soin apporté à ces décors, ces personnages charismatiques et cette ambiance si sombre mais criante de réalisme. Il est sur que la série pourra en mettre mal à l’aise plus d’un, sa tendance à montrer ce qui ne se montre pas y jouera pour beaucoup; cette abondance de violence, d’hémoglobine et de sexe déroute sans cesse. C’est ce qui donne toutefois son charme et sa crédibilité à l’ensemble, car on ne veut pas juste nous compter l’histoire de deux guerriers mais surtout nous introduire pleinement dans cette époque qui nourrit tant de fantasmes mais qui possède son côté malsain et barbare à la fois.
A mes yeux, Shigurui est comme une sorte de documentaire sur le Japon féodal, qui, par l’intermédiaire du scénario, nous décrit dans les moindres détails les moeurs qui régissaient le mode de vie de chacun. Bien évidemment, cela plait ou non, mais cela serait mentir que de dire que la série nous laisse indifférent.

~ Kill her… and bring her back ! ~
Toutefois, on pourra peut-être reprocher à la série de ne pas toujours suivre un rythme logique. On alterne sans cesse entre présent et passé, retournant plus ou moins loin dans l’histoire des protagonistes par l’intermédiaire de flashback sur leurs souvenirs en tout genre, au point que parfois on se retrouvera un peu perdu quant au déroulement de la trame principale. Et c’est lent, mon dieu que c’est lent… malgré les (très) rares affrontements qui ponctueront quelques épisodes, le tout prend énormément de temps à se mettre en place, cela en devient quasi maladif. Ajoutons à cela les dialogues très souvent épurés, ponctués de longs silences et l’ensemble orchestré par une musique de fond tellement molle que l’on se croirait dans un salon de massage.
Malgré tout, ceci ne représente qu’un léger défaut à une série qui brille véritablement. La où beaucoup se serait perdu à transformer leurs personnages en “super-ninja-naruto-kikoo”, ici on préservera toujours ce soucis d’authenticité avant tout le reste sans jamais vraiment abuser sur les prouesses réalisées (malgré quelques unes tout de même il ne faut pas se voiler la face… Vas-y que je te tranche les yeux à 15m de toi sans toucher ton nez, sans passer par la case départ !). Mais d’un point de vue global, cela ne représente qu’une maigre partie de tout ce que la série aura à offrir à qui voudra bien la regarder. Là où l’on pourrait vraiment s’indigner, c’est sur la manière dont s’achève la série… En fait, elle ne s’achève pas du tout, elle s’arrête tout simplement au 12° épisode sans raisons valables, sans répondre aux questions les plus importantes que posait le premier épisode… A croire qu’un avion s’est crashé sur l’équipe et que du coup on a pas pu avoir la suite ! Grosse grosse déception car au final, ce qui commençait à plaire de plus en plus et à captiver le téléspectateur, disparait tout bonnement… en espérant voir un jour le reste de l’intrigue (même s’il ne faut pas trop rêver).

~ Truly, you are… different from others ~
En définitif, si je devais résumer mon opinion sur ces douzes épisodes, je dirais que pour les personnes qui peuvent accepter de ne jamais connaitre le mot de la fin, l’expérience reste tout de même assez marquante et vaut largement qu’on y perde quelques instants. Pour ceux qui ont déjà envie de crier à l’arnaque, ma foi jetez votre dévolu sur autre chose même si vous risquez de manquer quelque chose de vraiment spécial 
2 commentaires sur ce billet
1. Par Echzechiel (Mercredi 05 Mars 2008 à 21:23)
2. Par Pusaikozu (Mercredi 05 Mars 2008 à 21:35)

Pour la première partie, ca se concentre essentiellement sur le développement du passé des protagonistes au sein du dojo; dans la seconde moitié, on verra plus souvent les conséquences des actes de certains dans la “société”, j’entends par là dans la ville proche. On croisera plus de nouveaux visages et par la même occasion, on verra apparaitre les Ronins et les affrontements qui vont avec ^^
Apres je ne suis pas un spécialiste, mais je pense qu’on a ici une belle image de ce que pouvait être le Japon féodal ma foi 
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Vis-à-vis de l’ambiance de la première OAV de Kenshin (et uniquement vis-à-vis de l’ambiance), est ce que l’anime retranscrit bien l’atmosphère guerrière qui régnait à l’époque du japon féodal ?